Dr. Marie-Hélène HAYE Soutien du Chirurgien-Dentiste

Un béton augmenté pour les dentistes

18 mai 2021

Attention, cet article très sérieux évoque le site d'une société suisse de commercialisation d'un béton particulier dont vous pouvez retrouver l'adresse en bas de page.

Conseil : à lire jusqu’à la fin en activant son esprit critique, car on y utilise des procédés biaisés pour en parler.

Le béton est une espèce d'amalgame

C’est en effet un mélange de particules solides avec un liant. On peut donc comme c'était le cas pour nos amalgames dentaires, en modifier les propriétés en y ajoutant parcimonieusement certains composants supplémentaires. Ainsi en modifiant les proportions de cuivre dans l'amalgame d'argent en dentisterie, on limite la phase gamma2 qui est trop sensible à la corrosion, et on améliore les propriétés physiques des obturations.

Le mal-être augmente dans notre profession

Si comme moi vous êtes observateur, vous avez noté en parcourant nos réseaux sociaux et même dans votre quotidien, parmi vos proches, que les situations de mal-être sont de plus en plus fréquentes dans nos cabinets dentaires.

Je suis certaine que vous avez aussi remarqué comment le béton prend une place de plus en plus grande autour de nous, notamment dans nos villes et dans la construction de nos nouveaux locaux. La corrélation est nette entre les deux phénomènes. Le béton gagne sur la Nature. Néanmoins vous le savez, corrélation n'est pas forcément causalité.

Une innovation étonnante

Des esprits inventifs et curieux se sont alors penchés sur la question. Ils ont d’abord noté combien certains lieux de conception moderne semblaient concentrer des impressions négatives, comme si les tensions des personnes, leurs angoisses, leurs difficultés, leurs peurs s’imprégnaient dans les murs. D’ailleurs si vous-même vous souffrez d’épuisement professionnel, vous avez sûrement du mal à vous rendre dans votre cabinet, même s’il est fermé ou que vous ne venez pas y travailler. Des chercheurs ont ensuite commencé à modifier le processus de fabrication du béton de façon à répondre au mieux aux lois de la supraphysique. Et ils ont réussi à mettre au point une technique transformant littéralement le béton qui, de matière inerte devient matière évolutive. C'est ce que confirment de nombreux témoignages de personnes interrogées sur leurs sensations à l'entrée dans des locaux construits avec ce béton.

Vous doutez du résultat? Essayez, vous ne risquez rien, que d’aller mieux, d’éloigner la menace du burn-out. De nombreuses personnes ont déjà franchi le cap avec bonheur et construisent avec du béton augmenté. La santé de l’entreprise qui le commercialise en atteste.

Pensez à toutes ces années gâchées, en travaillant, au stress permanent qui s’accumule. C’est votre joie de vivre et votre jeunesse que vous perdez au fur et à mesure que vous exercez votre métier dans des conditions dégradées.

Le béton augmenté, une solution simple

Pour en savoir plus, vous pourrez consulter l’adresse du site déjà évoqué, qui fabrique un béton thérapeutique actif, homéopathique. Vous découvrirez qu’il suffit pour cela d’ajouter certaines substances, et en particulier d’y incorporer un fémur droit de Geai des chênes (oui, avec le fémur gauche, ça ne marche pas…), ainsi que des écailles de papillons et des coquilles de Nautilus. Pétri ensuite manuellement, le béton se charge en énergie positive, devient la pierre philosophale actuelle, un vrai projet d’humanité. Vous vibrerez alors en harmonie avec votre environnement, les longueurs d’ondes s’ajustant spontanément.

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Intéressé? Surpris ? Hilare ? Agacé ? Rien compris ?

Comment vous sentez-vous après avoir lu cela?

Vous vous dites que tout est possible en Suisse ? Même prouver que les bananes sont bleues, comme nous le démontre Oskar Freysinger?

Vous pensez que ça ne se passerait pas en France… Avez-vous déjà acheté en toute bonne foi du vin élaboré en biodynamie ?

Personnellement, découvrir cela déclenche pour moi d'abord une hilarité, puis très vite un agacement de comprendre que des commerçants puissent abuser à ce point de la crédulité des gens. Ensuite je repense à l’engouement actuel pour la lutte contre les fakemeds.

Mettre en garde contre les pseudo-médecines

Bien sûr, nous professionnels de santé avons besoin de pouvoir mettre en garde les patients vulnérables qui risquent parfois leur vie en suivant les conseils d’hurluberlus de toutes sortes. Certains d’entre eux ont une audience énorme, totalisant sur leurs chaînes YouTube plus de 500 mille abonnés, et des millions de vues pour leurs vidéos.

Pourtant le succès de ces entreprises montre aussi combien nous avons envie et besoin de croire. Et par conséquent combien nous avons besoin de laisser la porte ouverte à l’onirique, au magique, au mystérieux, à la puissance de l’imaginaire.

J’aime croire, car croire c’est avoir la foi, donc pouvoir me fier, donner ma confiance au plus grand que moi, au transcendant, et me laisser bercer doucement. Croire est reposant.

La science ne peut pas tout

Il y a toujours un moment où la mort se rapproche, où la réalité est trop dure, confine à l’absurde. Alors devant l’absurde, la science ne m’est plus d’aucune utilité, et mon esprit vagabond va choisir de s’évader, de gagner le

« promontoire de la citadelle. Ce promontoire est accessible uniquement à ceux qui sortent des chemins de béton. De ce fait les elfes y sont tranquilles pour leurs conciliabules qui durent très longtemps parce qu’ils parlent lentement et de façon vaporeuse ». Leïla de Mormal in : Souvenirs d'alambic

Mon rêve me ramène à l’enfance. Il me fait du bien. Il me soigne… Parfois la croyance aide à mourir. On la retrouve même chez les mieux armés pour s'y préparer, je repense notamment à François Mitterrand confiant à la caméra à la fin de sa vie : “Je crois aux forces de l’esprit…”. D’autres fois elle donne une force, aide à surmonter un temps difficile, un deuil, une blessure dont la guérison est lente. Nous savons combien le mental peut jouer dans l’activation de l’immunité et du processus de guérison. Elle peut aussi tout simplement donner de la légèreté, de l’insouciance et même être un support au déni, quand on veut “continuer à danser encore…”

Où est donc le vrai grand danger de ces croyances? Il est sûrement dans le prosélytisme, dès lors que je veux convertir l’autre à ma foi. La croyance doit-elle donc rester dans le domaine secret de l’intime? Sûrement.

Où se trouve la limite entre croyance et savoir? Comment je sais que je sais?

Les questions ne manquent pas pour poursuivre la réflexion…

Dr. Marie-Hélène Haye, chirurgien-dentiste, alias : la Gutta Perchée

Le site qui a inspiré cet article est celui du béton @Pneumatit, dont le slogan est “La vie dans le béton”. Je ne diffuse pas le lien afin de ne pas alimenter les algorithmes, mais vous le trouverez facilement grâce à votre moteur de recherche préféré.

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